PLAN DE COURS : CHIRO-101

Publié par dans Clinique, Dre Myriam Bourgault chiropraticienne

graduation

 

 

Le 18 septembre dernier, la chiropratique a célébré ses 122 ans, au cours desquels les générations de chiropraticiens se sont succédées et ont permis à la profession d’évoluer. On a souvent vu des patients, ravis des résultats qu’ils obtenaient et inspirés par leur chiropraticien(ne), décider d’entreprendre leurs études en chiropratique pour à leur tour, créer un impact positif sur la santé de leur communauté !

OBSERVONS LE CHIROPRATICIEN EN DEVENIR DANS SON HABITAT NATUREL.

Saisi d’un intérêt pour le domaine de la santé naturelle et ressentant une envie pressante d’aider son prochain, le futur étudiant en chiropratique* applique au Doctorat de premier cycle en chiropratique.

Comme le programme est contingenté et limité à 47 admissions, une première analyse selon l’excellence du dossier scolaire des postulants permettra de présélectionner une centaine d’entre eux à l’entrevue de sélection. Pour les amateurs de côte R, celle du dernier candidat admis annuellement est d’environ 28,5.

Après un stage d’observation obligatoire auprès d’un chiropraticien en pratique (d’ailleurs, merci à nos patients d’accepter généreusement la présence d’observateurs dans nos cliniques), le futur étudiant sera convoqué en entrevue. Tout seul ou en famille, il partira en « roadtrip » direction Trois-Rivières! Quand ce sera son tour, le panel d’évaluateurs l’intimidera assurément, mais il respirera et fera de son mieux. Il portera son plus bel habit, sachant que ça ne lui suffira pas à être choisi, mais il se dira que ça ne peut pas nuire.

Après plusieurs semaines à harceler le facteur de son quartier à coups de « PIS ? Est-ce que j’ai reçu une lettre ? », elle sera là, plus vraie que nature, entre ses mains pas encore musclées. Et dedans, sous l’entête de l’UQTR il lira : « Il nous fait plaisir de vous informer que votre candidature a été retenue… ». Ou quelque chose du genre, il sera trop énervé pour se rappeler des mots exacts!

étudiantIl n’aura nul autre choix que d’émigrer en Mauricie, puisque seule l’Université du Québec à Trois-Rivières dispense la formation sur l’ensemble de la province. Chanceux, les apparts ne coûtent pas cher !

Puis, il entamera 5 ans de Doctorat de premier cycle, divisés en;

11 sessions universitaires, accumulant ;

245 crédits universitaires, dans des domaines d’études variés, tels ;

L’anatomie (où il dissèquera un corps humain !!) , la neuro-anatomie, la nutrition clinique, la collaboration interprofessionnelle, la pratique professionnelle, les méthodes de recherche, les techniques chiropratiques, l’embryologie, la pédiatrie, l’orthopédie, la gériatrie, la radiologie etc.

Il effectuera chaque année des stages d’observation, puis il intègrera la Clinique universitaire de chiropratique en 4e année du Doctorat (il va traiter des patients, des VRAIS !) pour ensuite passer au statut le plus glamour : Interne sénior en 5e année.

Alors qu’il célébrera la fin de son parcours universitaire avec sa cohorte, désormais considérée comme sa 2e famille (même s’il passe plus de temps avec elle qu’avec sa vraie famille), il fera un retour en arrière et réalisera qu’il a complété :

  • 2 532,5 heures de cours
  • 2 283 heures de formation pratique et d’internat.

Ça c’est l’équivalent de 9 631 épisodes de Passe-Partout ! Il n’en revient toujours pas.

Sans compter les centaines de nouveaux mots latins qu’il a appris et qui lui valent le titre de « king » du Scrabble.

Et c’est ce qui fait désormais de lui un Docteur en chiropratique, fier de l’être et prêt à servir son prochain.

Qui seront les héros du prochain chapitre de cette histoire ?

 

*qui doit être titulaire d’un DEC en sciences, lettres et arts ou en sciences de la nature ou l’équivalent ou encore provenir d’un programme universitaire selon certains critères.

Sur une note plus sérieuse, merci de nous permettre depuis 122 ans de pratiquer ce métier !

 

Dre Myriam Bourgault, Chiropraticienne